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« L’origine du langage - que la science a renoncé à chercher et que seuls les dormeurs-rêveurs peuvent éventuellement appréhender- se situe au moment exquis où un mammifère bipède a su témoigner de son sommeil et de ses rêves. Avant cela, sans cela, il n’y a que cris ; et calculs. »
Julia Kristeva, Ma vie en dormant, 2008.



Paupières lourdes, défaillance du corps, l’être s’ensommeille et tombe au bord du précipice de ses pensées. La nuit, on peut dormir, on peut…mais parfois les caprices de l’âme jouent avec notre psyché et là, il faut bien s’avouer que cette nuit sera une fois de plus inachevée. L’insomnie c’est le rendez-vous quotidien avec ses pensées griffonnées qu’on a laissées de côté la journée. Marie Shek, commissaire d’expositions israélienne, a fait de l’insomnie matière à réactivité, en convoquant trente artistes français et étrangers sur le sujet : les Promenades Insomniaques qui eurent lieu cet été au Passage de Retz sont le simulacre de ces nuits aux atmosphères fantasmagoriques, et l’entretien qui suit révèle nos liens particuliers avec le rêve, le sommeil et surtout offre l’image que se font les artistes de leurs nuits aujourd’hui.

Elle interroge et met en scène notre vision de la nuit, nuit polysémique où on croise Gil et Moti célébrant leur mariage ; un homme blanc rêvant d’être noir chez Andres Serrano ; une poésie de chiffon, poupées vaudous sous globe de Claire Pestaille avec sa galerie de multiples chimères légères, angoissantes et intrigantes. Marie Shek se passionne pour la psychanalyse, et notamment les interprétations de Freud sur les rêves, formes et significations de nos désirs. Le catalogue d’exposition rassemble sciences et littérature en invitant pour l’occasion Peretz Lavie, professeur de psychiatrie biologique et Julia Kristeva, linguiste et écrivain. Chacun offre son histoire du sommeil, intime ou étudiée depuis la nuit des temps. On y croise Ovide, Homère et les neurologues qui ont fait le savoir de notre activité cérébrale nocturne. Des histoires à dormir debout, pour rêver devant les artistes des Promenades Insomniaques.

par Sandra Doublet

Sandra Doublet : Quel a été votre parcours et les expositions que vous avez déjà réalisées antérieurement ?
Marie Shek : J’ai commencé à être commissaire d’exposition en 1996, au moment où j’ai réalisé une exposition qui s’appelait The Sound Dimension. Cinq artistes étaient présentés, avec cinq installations dans un espace énorme, 250 mètres carré, chaque œuvre avait un son, créant une influence, une dynamique sur l’espace. J’avais choisi le concept sonore jusqu’au point final : le catalogue était un CD. Je cherche toujours des sujets qui touchent tous les gens : le son, l’insomnie, le jeans, l’immigration. Comme je suis une vagabonde immigrante qui a vécu dans beaucoup de pays, ce qui me rattache à mes origines, aux gens qui m’entourent, ce sont des choses qui nous ramassent tous. Après j’ai été attachée culturelle à San Francisco pendant trois ans, puis commissaire d’exposition de l’université de Ben Gurion de 2002 à 2003. Je voyage tout le temps, je me réinvente sans cesse et je crée des expositions là où je vis.

S.D : La nuit est un temps de « cré-activité » pour les artistes. Céline, dans Mort à Crédit, en témoigne : « Mon tourment à moi, c’est le sommeil, si j’avais bien dormi toujours, j’aurais jamais écrit une ligne » (1). Les agitations de l’âme nourrissent les productions de l’artiste, quel est selon vous le gain du sommeil et le gain de l’insomnie ?
M.S : Dans l’entrée de l’exposition, il est écrit « La nuit pendant que vous dormez je détruis le monde » (2), moi j’aurais dit « La nuit pendant que vous dormez je me détruis ». Pour moi la nuit c’est souvent le trou noir, c’est le moment où tout est calme, alors apparaissent toutes nos angoisses, toutes nos frayeurs, tous nos souvenirs. Et de même que Céline, je considère l’insomnie comme le compagnon de l’artiste. La nuit c’est le seul moment à soi, c’est là où on se raconte, la journée on est entouré, on a des impératifs. Je pense que la nuit aide l’artiste à penser. La nuit n’est alors pas seulement la destruction, Louise Bourgeois n’a pas dormi depuis 1939. En novembre 1994, pendant sept mois, elle a fait deux cent cinquante Insomnia Drawings en bénissant ses insomnies, qui devenaient alors un moment de repos pour son âme torturée.

S.D : Quelle expérience et quel cheminement donnez-vous à voir dans l’exposition ? Quel est le parti pris des artistes face au sommeil, au cauchemar, à l’insomnie ?
M.S : Dans cette exposition, c’était tout sauf la banalité du sommeil que je souhaitais montrer. Je voulais montrer qu’il y a tellement de facettes à cette nuit : nuit poétique, nuit d’amour, de cauchemar, de mort. Durant le cheminement, on doit avoir le temps de rentrer dans la peau de chaque artiste, l’ours de Wallinger offre cette possibilité, c’est un ours qui se balade chaque nuit derrière la façade vitrée d’un musée allemand, il est une métaphore de l’état errant de l’artiste, d’un état où l’artiste n’est jamais calme, il bouge tout le temps, il fait le clown, l’espace muséal où il vagabonde est en passe de devenir un zoo. Marie-Ange Guilleminot produit sa lutte insomniaque dans les rues où elle marche sans but avec sa robe fluorescente.

S.D : Quel est le poids de la mort et du désir dans Promenades Insomniaques ?
M.S : Quand on s’endort, on a peur de ne pas se réveiller, il y a cette peur de mourir, il y a aussi cette envie de mourir dans son sommeil sans souffrir. Cette relation mort sommeil est très liée, et là où elle est le plus forte dans cette exposition c’est dans le travail de l’artiste thaïlandaise Araya Rasdjarmrearnsook, avec la vidéo The Class. Il s’agit d’un dialogue entre une femme donnant un séminaire sur la mort à ses élèves qui sont morts eux-mêmes, c’est un dialogue absurde sur la disparition des êtres et l’impuissance des vivants ; là aussi c’est un symbole, cette prof vient donner son cours sur la mort, c’est sur l’absurdité et de la mort et de la condition humaine. En questionnant des morts elle vérifie les limites éthiques de la mort.

S.D : Et pour le désir ?
M.S : Et bien il devrait y avoir beaucoup plus de place pour le désir, or il en est peu. C’est une des découvertes de mon exposition. Tout est censé être refoulé dans nos rêves, c’est comme ça que la psychologie a été créée par Freud, avec les rêves, les passions, frustrations, et bizarrement je n’ai que deux ou trois travaux sexuels. Entre autre nous avons le travail de Duane Michals qui fait un rêve érotique : c’est un après-midi, il fait chaud, il lit une lettre, ça l’évoque, ça l’excite. J’ai demandé à Julia Kristeva les raisons de cette absence de sexualité, elle m’a répondu que les gens parlaient de moins en moins de leurs fantasmes sexuels en traitement psychologique. Tout le côté sexuel est démystifié aujourd’hui ou moins utilisé par les individus.

S.D : On peut penser avec l’œuvre de Lévêque que la nuit est signe d’agitation, de démons enfouis qui se réveillent, de la libération de l’inconscient, or en déambulant dans l’exposition on a plutôt une atmosphère qui semble cotonneuse, peu subversive.

M. S. : Pas peu subversive mais peu violente. La phrase de Lévêque est violente. Or quand on visite l’exposition on ne ressent pas cette gravité, c’est une ambiance feutrée, l’angoisse et la fantasmagorie se combinent et adoucissent alors la nuit.
Il y a une force esthétique prégnante chez Lévêque. L’objet néon est minimaliste, lumineux, mais le contenu tranche avec une agressivité inattendue : la phrase inventée par Charles Manson, l’assassin de Sharon Tate, creuse alors un écart entre ce que l’on voit et ce que l’on sait. Aussi est-ce qu’on peut tout utiliser dans l’art ? Est-ce que c’est le rôle de l’artiste de citer un assassin qui a tué un être vivant comme ça ? Pourquoi est-ce qu’il est cité, est-ce que c’est un nouveau philosophe ? Donc ce sont des questions plus profondes qui s’esquissent.

S.D : Et l’esthétique de l’univers nocturne chez ces artistes convoqués, est-ce une vision attendue ?
M.S : Je n’ai jamais été choquée, on ne s’attendra jamais à rien avec un artiste ; ce que je sais c’est que cette exposition s’est formée dans ma tête depuis quelques années. Je suis moi-même insomniaque, je me suis toujours demandé ce que faisaient les gens, les artistes la nuit. Il y a beaucoup d’artistes que j’ai voulu et que je n’ai pas réussi à avoir comme les Sleepers de Bill Viola, comme au lieu des neuf travaux de Sophie Calle les cent quatre-vingt onze Sleepers, comme le travail de Ilya et Emilia Kabakov, The House of Dreams, comme les travaux de Doug Aitken avec les vidéos sur les gens anonymes qui dorment dans des hôtels. On pourrait faire une autre exposition de ce que j’ai voulu et que je n’ai pas eu, et de ce que je n’avais pas encore découvert.

S.D : Si vous deviez la faire différente, comment auriez-vous fait cette exposition ?
M.S : Je la refais en Israël au Petah-Tikva Museum of Art (3), elle va être différente car avec uniquement des dispositifs vidéos, ce sera plus fort, plus violent, on va se balader avec des torches dans l’espace, mais dans le noir. Je suis contente de pouvoir toucher le sujet différemment. Je ne pouvais pas faire ça dans la galerie de Jacqueline Frydman, je ne pouvais pas imposer quelque chose de violent dans un espace privé. Cette promenade insomniaque sera plus facile à manier. Là-bas j’aurai le Sleeper de Andy Wharol, Charlotte de Ange Leccia, et Ran Slavin, artiste israélien qui a fait également un travail sur la ville insomniaque, Insomniac City.

S.D : Avec l’œuvre de Mélanie Manchot, filmant des personnes endormies sur des bancs publics et des murets, le stéréotype de l’analyse psychanalytique apparaît pleinement. Quelle est l’importance pour vous et pour les artistes de la psychanalyse ?
M.S : Je voulais être psychanalyste, j’essaie dans toutes les expositions que je fais d’avoir un côté psychanalytique, l’œuvre d’art de l’artiste m’intéresse surtout de ce côté-là. Quel est son état d’âme, qu’est ce que ça reflète, alors que quand on est dans l’accalmie on ne s’intéresse qu’à la formalité des choses. L’art est une thérapie, un moyen d’exprimer son propre soi. Pour Araya Rasdjarmrearnsook avec son oeuvre The Class (mentionnée avant), la mort est une obsession transformée en travail très délicat car il s’avère que tous les gens qu’elle a aimés sont morts, donc c’est plus que narratif, c’est j’imagine une obsession transformée en un travail spirituel. Mélanie Manchot s’intéresse à la fragilité humaine, cet instant court entre rêve et sommeil, public et privé, dedans et dehors. Elle a filmé à Mexico City pendant un mois des gens fatigués qui dormaient dans les jardins publics. Cette appropriation de l’espace public en refuge privé révèle une résistance contre cette ville qui prône l’activité sans relâche. Quand les gens filmés se réveillent, elle leur demande de quoi ils ont rêvé. Souvent ils dévoilent tout à cette personne qu’ils ne connaissent pas. On entre alors dans une intimité, celle de l’état de seuil entre éveil et sommeil, trahissant une vulnérabilité décuplée par les cinq moniteurs retransmettant les différentes phases de chaque dormeur.

S.D : Ainsi, créer la nuit c’est une thérapie ?
M.S : Oui bien sûr. Le sommeil, la nuit, ça parle à tout le monde. Chacun semblait touché dans l’exposition. Aujourd’hui les gens se disent beaucoup plus de choses intimes, c’est devenu un sujet pour tous. Voir même un sujet d’études et de statistiques, en témoigne cet aspect de consommation : les somnifères sont la plus grande manufacture au monde de cachets…c’est devenu central la nuit dans nos sociétés.
J’étais bien consciente que cette exposition toucherait du monde, j’ai voulu l’appeler Dreaming/Sleeping jusqu’au moment où, il y a quatre mois à Londres, il y a eu une exposition avec le même titre, mais avec aucune œuvre en commun, c’était beaucoup plus scientifique, comme un laboratoire du sommeil. Les expositions sur la nuit n’ont pas fini d’exister…

S.D : A la fin de votre intervention dans le catalogue d’exposition, vous parlez de « dimension spirituelle du rêve dans nos vies », est-ce saisissable et perceptible dans l’exposition ?
M.S : Peut-être pas vraiment, mais le spirituel est impalpable, comme le sommeil, le rêve, le son. Certaines œuvres sont plutôt de l’ordre du mystique, du magique. La sculpture au sol de Zadok Ben-David est magique, en tournant autour des figures-ombres avatars d’une société de consommation, on découvre la couleur, ces petites sculptures flottent sur le sable comme elles flottent sur un îlot, c’est intouchable tellement c’est irréel. Chez Gabriel Klasmer les représentations disparaissent de la toile, comme s’il n’y avait pas eu de processus de création. Ces formes humaines sont presque réelles jusqu’au moment où elles se fondent dans la surface du tableau, disparaissant dans le subconscient. Chez Felix Gonzales-Torres, deux ampoules électriques banales, suspendues à des fils entremêlés deviennent le testament d’un amour, d’une création artistique, d’un mort. C’est la marque de l’intimité, l’illusion d’empêcher la perte de l’être aimé.

S.D : Julia Kristeva signe la fin du catalogue avec un texte écrit à l’occasion de cette exposition, « Ma vie en dormant » (4). Comment s’est passée votre collaboration ?
M.S : Elle est une artiste à mes yeux, j’ai donc trente et un artistes convoqués dans mon exposition. Son article est authentique, on ne s’attend pas à lire de la part d’une intellectuelle la manière dont elle dort. Elle a rendu son sommeil une œuvre d’art, nous laissant rentrer dans son intimité. Elle nous fait devenir ses amis en partageant ses moments graves, la mort tragique de son père, qui l’amène à être insomniaque toutes les nuits. Elle a accepté cette aventure avec moi, et donc je suis ravie d’avoir reçu sa participation. En somme chacun de ces artistes a donné à voir et à entendre notre subconscient dans sa complexité humaine.
 

Notes

(1) Mort à crédit, Louis-Ferdinand Céline, éd. Gallimard Folio, 1952, p. 17.
(2) Œuvre de Claude Lévêque, La nuit pendant que vous dormez je détruis le monde, 2007, néon blanc.
(3) L’exposition Promenades Insomniaques sera présentée du 22 novembre 2008 au 22 février 2009 au Petah-Tikva Museum of Art, Petha-Tikva (Israël).
(4) Voir son article sur son site : www.kristeva.fr/endormant.html
 

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Pour en savoir plus sur les artistes exposés:
Zadok BEN –DAVID, Yémen, vit et travaille à Londres, site officiel : www.zadokbendavid.com.
Jean-Marc BUSTAMANTE, France, vit et travaille à Paris, voir site de la galerie Thaddaeus Ropac : www.ropac.net/artists/jean-marc-bustamante/.
Sophie CALLE, France, vit et travaille à Paris, voir site de la galerie Emmanuel Perrotin : www.galerieperrotin.com/artiste-Sophie_Calle-1.html.
Leandro ERLICH, Argentine, vit et travaille à Paris et Buenos Aires, voir site de la galerie Emmanuel Perrotin : www.galerieperrotin.com/artiste-Leandro_Erlich-24.html.
Bernard FAUCON, France, vit et travaille à Paris, site officiel: www.bernardfaucon.net.
GIL & MOTI, Israël, vivent et travaillent à Rotterdam, site officiel: www.gilandmoti.nl/.
Felix GONZÁLES-TORRES, Cuba, (1957-1996), voir site Andrea Rosen Gallery, www.andrearosengallery.com/artists/felix-gonzalez-torres/?view=bio.
Marie-Ange GUILLEMINOT, France, vit et travaille à Paris, site officiel : www.ma-g.net/,
site de l’atelier Calder : www.atelier-calder.com/marieangeguilleminot.html.
Michal HEIMAN, Israël, vit et travaille à Tel-Aviv, voir site Andrea Meislin Gallery, www.andreameislin.com/index.php?mode=past&object_id=116.
Susan HILLER, Etats-Unis, vit et travaille à Londres et Berlin, site officiel : www.susanhiller.org/.
Emilia IZQUIERDO, Espagne, vit et travaille à Londres, site officiel : www.emiliaizquierdo.com/.
Ilya KABAKOV, Russie, vit et travaille à Long Island, site officiel : www.ilya-emilia-kabakov.com/.
Gabriel KLASMER, Israël, vit et travaille à Londres, voir site Alexia Goethe Gallery : www.alexiagoethegallery.com/x/artists.html?atid=59.
Claude LÉVÊQUE, France, vit et travaille à Montreuil, site officiel : www.claudeleveque.com.
Christian LHOPITAL, France, vit et travaille à Lyon, voir site de la galerie Polaris/ www.galeriepolaris.com/artistes.php?id=39.
Saverio LUCARIELLO, Italie, vit et travaille à Marseille, voir site de la galerie Vallois : www.galerie-vallois.com/fr/artistes/lucariello/oe.html.
Mélanie MANCHOT, Allemagne, vit et travaille à Londres, voir interview : www.fogless.net/artreview/030825_rm_mm/manchotE.htm.
Annette MESSAGER, France, vit et travaille à Malakoff, voir le site de la galerie Marian Goodman, www.mariangoodman.com/mg/paris.html.
Duane MICHALS, Etats-Unis, vit et travaille à New-York, voir site FRAC Lorraine, collection.fraclorraine.org/collection/print/413?lang=fr.
Jonathan MONK, Royaume-Uni, vit et travaille à Berlin, voir site galerie Yvon Lambert, www.yvon-lambert.com/index_pr.php?section=art_pr&artist=jo_monk.
Moshe NINIO, Israël, vit et travaille à Paris, voir site de la galerie Chantal Crousel, www.crousel.com/press/past/artist/ninio/index.html.
Claire PESTAILLE, Royaume-Uni, vit et travaille à Londres, voir site de la Rokeby Gallery : www.rokebygallery.com/matrix_engine/content.php?page_id=937
Araya RASDJARMREARNSOOK, Thaïlande, voir le site des artistes Thai : www.rama9art.org/araya/index.html.
Thomas RUFF, Allemagne, vit et travaille à Dusseldorf, voir le site de la galerie David Zwirner, www.davidzwirner.com/artists/18/index.htm
Jean-Jacques RULLIER, France, vit et travaille à Paris, voir site de la galerie Anton Weller
www.anton-weller.com/artistes/rullier/rullier.html
Sam SAMORE, Etats-Unis, vit et travaille à New-York, voir site de la galerie Anne de Villepoix, www.annedevillepoix.com/main.html.
Hiraki SAWA, Japon, vit et travaille à Londres, voir le site James Cohan Gallery, www.jamescohan.com/artists/hiraki-sawa/
Jim SHAW, Etats-Unis, vit à Los Angeles, voir site du MAMCO, www.mamco.ch/artistes_fichiers/S/shaw.html.
Andres SERRANO, Etats-Unis, vit et travaille à New-York, site officiel: andresserrano.org/, voir site Galerie Yvon Lambert : www.yvon-lambert.com/index_pr.php?section=art_pr&artist=an_serrano.
Mark WALLINGER, Royaume-Uni, vit et travaille à Londres, voir site Anthony Reynolds Gallery, www.anthonyreynolds.com/home.htm.
 

Asleep-Awake, © Ada Raquel
 

© Emilia Izquierdo
 

© Hiraki Sawa
 

© Mark Wallinger
 

© Saverio Lucariello
 

The Class, © Araya Rasdjarmrearnsook, vidéo.
 

© Zadok Ben David
 

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